Food’Zik #2 – Bon Appétit Katy Perry

Aujourd’hui, je vous cause de la chanson et en particulier de son clip.

Tout BLeu que je suis, le titre a évidemment attiré mon attention, et le moins que l’on puisse dire, c’est que la vidéo remplit également très bien ce rôle.
Pour ceux d’entre vous qui ne l’auraient pas vu, on y voit la belle américaine être, littéralement préparée, cuisinée, afin d’être servie en plat principal d’une table de « riches-cannibales-patibulaires ».

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Atmosphère sulfureuse donc, mêlant suggestions anatomiques et préparations culinaires oppressantes.
Comme un lapin pris dans les phares, on n’arrive pas à détourner les yeux. L’orange mécanique de la musique gastronomique.
Sensation de malaise prédominante, partagée entre l’envie de connaître la suite et le fait d’être témoin d’images dérangeantes. Le genre à te laisser une nuit, aux reflux oniriques aussi douteux qu’acides. Bref. Passons.

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Les p’tits chefs – @HDelete

Clairement, je ne suis pas la plus fine lame de la brigade, dès lors que l’on aborde les champs de l’analyse et de la théorie. J’ai toujours eu pour postulat que je ne gravite pas sur la même orbite que les artistes, et de ce fait, ne comprends et/ou ne capte pas la moitié de leurs messages. À eux les refrains qui envoient le pâté, à moi de le préparer.

Quoiqu’il en soit, je reste sur ma faim. J’hésite entre un trompe-l’œil « sublime » et un tour de passe-passe « génial ». Pour en avoir discuté avec des proches, j’ai compris après visionnage que personne ne semblait d’accord.
Très humblement, voici mon opinion : dans une lecture au premier degré, la chanson de K.P. sous-tend l’idée prégnante :


« Je ne suis pas un bout de viande connard, va te faire foutre ! »


Nonobstant, lorsque l’on débute la lecture des paroles  ou l’interprétation simple des images ; la seule chose qui vient taper le lobe frontal est : « Ce n’était pas le dimanche soir sur M6, le -16 ans ?»

*Siouplé, checkez le couplet des rappeurs : du très mauvais Dorcel.


Calmez-vous tout de suite, je ne suis pas en train de dire que Pierre Gagnaire et Manuel Ferrara passent leurs vacances ensemble ; mais ayant vu apparaître sur les fils d’actualités des réseaux sociaux, de jeunes filles se mettant érotiquement en scène et arborant les hashtags « #BonAppétit », je me demande juste où se trouve l’honnêteté artistique de K.P. et de son staff. Là-dessus je rejoins bien volontiers mes potes engagées qui sur le sujet s’arrachent les cheveux tout en m’expliquant que leur quotidien est parsemé de gros lourds.

Je suis militant du Rien, mais j’ai tendance à avoir de la sympathie pour les femmes qui tiennent ce discours. Bien que je trouve cela plutôt évident ; tristement, à notre ère bien complexe, le respect de la femme est l’un des points de frictions du Monde.
J’en profite en passant, pour faire une légèr
e digression. A toi mec, qui possède la maturité d’un élève de 3e en pleine poussée hormonale, accompagné d’un assortiment d’égocentrisme œdipien, de frustration sexuelle et d’un lourd sentiment de toute puissance ; je te signe cette petite dédicace. Respecte toi bordel !
Désolé, je m’emporte, mais la connerie m’insupporte. Parenthèse terminée.

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Mac Deluxxx @HDelete

Faire réagir… Voilà quelque chose qu’on ne pourra pas retirer à ce clip. Et si il était là le but ? Ouvrir le débat ? Faire réfléchir ? Simplement en parler ? Etre sur la brèche, en tous cas, ça c’est une certitude.
Que l’on soit homme ou femme, derrière un micro comme en cuisine, je pense que celui qui compose doit non seulement venir avec tout ce qu’il est, mais surtout le réaffirmer au quotidien en s’exerçant. C’est ce qui lui permettra de préciser son geste, d’être en maîtrise jusque dans le détail de sa réalisation, d’être toujours à la pointe de la créativité dans un monde toujours en mouvement.

L’équilibre parfait entre qualité et technicité.

Katy Perry et « Bon Appétit » y sont. Amener l’auditeur à déguster ce qu’elle leur a préparé. L’ironie aura sûrement été de voir associer, l’expression culinaire la plus répandue de la langue française, avec une attitude renvoyant au dégoût.

Au final, l’important reste et restera que, comme pour tout bon plat, une fois consommé, il continue de se rappeler à moi.

Auteur

BLeu

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