Nutriments d’hier, nostalgie d’aujourd’hui ?

Un récent article diffusé sur Terra Eco et Rue 89 faisait état que les pommes d’aujourd’hui étaient 100 fois moins riches en nutriments que les pommes de 1950.

Ces chiffres sont tirés d’une étude de Brian Halweil qui théorise le concept de la « calorie vide ».

La calorie vide

Un apport calorique évident mais avec une très faible teneur en nutriments tels que les vitamines. Il n’est en effet pas difficile de croire que les pommes et autres fruits standardisés proposés dans les rayons des supermarchés sont aujourd’hui pauvres en nutriment. Et ce en comparaison des produits authentiques vendus chez les petits producteurs qui assurent la qualité plutôt que la quantité.

L’étude ne pointe pas que les pommes mais aussi les oranges dont la teneur en vitamine A dégringolerait, les pommes de terre et les oignons qui en seraient désormais dépourvus ou bien la viande qui contiendrait deux fois moins de fer qu’en 1950.

Ces postulats ont fait des remous et d’autres chiffres sont venus contredire cette théorie de la pomme sans nutriments ou de la calorie vide, notamment sur le journal métro et le site nutritionniste urbain.

*Ce qu’il faut retenir de ce débat c’est bien la question posée de l’agriculture intensive et l’énergie mise sur l’esthétisme et la résistance des aliments au détriment, parfois, de leur apport nutritif.

Alors que faire ?

Aux nutriments d’hier s’est accolée une forme de nostalgie moderne du bon, du à l’ancienne, du je mangeais cela chez ma grand-mère. C’est la quête du vrai goût d’autrefois qui refait surface.

Les gens seraient-ils lassés des salades en sachet, des tomates-cerise en barquette et des champignons mesurant tous la même taille ?

Comment, alors, être sûr de la teneur en nutriments de ce qu’on achète ?

Le bio semble, à première vue, être une des réponses. Attention cependant à ce que le bio ne bascule pas dans les mêmes logiques de rendement intensif ou il risquerait de perdre également en nutriments.

La deuxième consigne est de choisir des aliments mûrs. Cueillis avant la maturité, il est logique que les aliments n’aient pas atteint leur seuil maximal de teneur en vitamines ou autres nutriments.

D’où cette impression de fruit plein de flotte.

Les petits producteurs locaux non intégrés dans les grandes filières intensives traitent aussi mieux leur production et leur récolte. Ils sont souvent un gage de qualité à privilégier.

A quand un futur engouement pour les légumes d’autrefois ?

A venir dans un prochain article !

 

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